Transnational Collective Bargaining

The new VP/2014/003/0095 project “Building an Enabling Environment for Voluntary and Autonomous Negotiations at Transnational Level between Trade Unions and Multinational Companies” is co-funded by the EU Commission and promoted by the ETUC, EPSU, ETF, IndustriAll and UNI Europe. It aims to further develop the conclusions reached in the ETUC Report “Towards a Legal Framework for Transnational Company Agreements”, and explore in more detail the issues it left open. Notably, the new project is intended to support trade unions entering a transnational negotiation by providing them with legal knowledge and practical tools. For this reason, the project will pursue four specific objectives.
First of all, it seeks to establish a channel for dialogue among the different ETUFs in order to discuss, share experiences and exchange the best practices established in recent years (“capacity building”). These actions will be set out in three Sector Workshops – each organised by a project partner (EPSU, ETF and UNI Europe) – and the Cross-sector Workshop, in which all the ETUFs – including IndustriAll, EFBWW and EFFAT – will be involved.
Secondly, in order to foster and support the desire of multinational companies to engage in negotiating TCAs, this project intends to involve as many company managements as possible to discuss, share opinions and identify key elements that hamper or prevent bargaining agents from committing to negotiations (“consensus building”). These goals will be pursued through the Social Dialogue workshop.
Furthermore, thanks to the research on legal aspects provided by a group of six high-profile academic experts in European labour law and collective bargaining (selected on an individual basis), the ETUC intends to analyse critical uncertainties connected to the cross-border dimension of these agreements and their compliance with international, national and European legislation, as well as proposing solutions for their removal (“building an enabling environment”). Each of the experts will prepare an individual working paper, and the result will be a single final report.
Lastly, this project will be the chance to further disseminate the abovementioned ETUC Report “Towards a Legal Framework for Transnational Company Agreements” and gather the widest possible consensus among trade unions, employers’ organisations and multinational company managements in order to put pressure on EU institutions to introduce an Optional Legal Framework at European level for TCAs. This action will be implemented throughout the whole process and in the European final conference, to which representatives from the EU, especially from the EU Commission, will also be invited.


Le nouveau projet VP/2014/003/0095 “Créer un environnement favorable aux négociations volontaires et autonomes au plan transnational entre les syndicats et les entreprises multinationales” est cofinancé par la Commission européenne et encouragé par la CES, la FSESP, l’ETF, IndustriAll et UNI Europe. Il vise à affiner les conclusions énoncées dans le Rapport de la CES “Vers un cadre juridique pour des accords transnationaux d’entreprise”, et à examiner de manière plus détaillée les questions restées sans réponse. Le nouveau projet est notamment destiné à aider les syndicats à conclure une négociation transnationale en leur apportant des connaissances juridiques et des outils pratiques. C’est la raison pour laquelle le projet poursuivra quatre objectifs spécifiques.
Premièrement, il vise à mettre en place une plate-forme de dialogue entre les différentes FSE afin de dialoguer, de partager des expériences et d’échanger les meilleures pratiques mises en place ces dernières années (“renforcement des capacités”). Ces mesures seront fixées dans trois ateliers sectoriels – organisés chacun par un partenaire du projet (FSESP, ETF et UNI Europe) – et l’Atelier intersectoriel, dans lequel toutes les FSE – y compris IndustriAll, la FETBB et l’EFFAT – seront impliquées.
Deuxièmement, afin d’encourager et de soutenir le désir des entreprises multinationales d’entamer des négociations sur les AET, ce projet souhaite inciter autant de directions d’entreprise que possible à entamer des discussions, partager des opinions et identifier les éléments clés qui empêchent les agents négociateurs d’engager des négociations (“recherche de consensus ”) ou les entravent. Ces objectifs seront réalisés par l’atelier sur le dialogue social.
En outre, grâce aux recherches relatives aux aspects juridiques, menées par un groupe de six experts universitaires de haut niveau en droit européen du travail et négociation collective (sélectionnés sur une base individuelle), la CES a l’intention d’analyser les graves incertitudes liées à la dimension transfrontalière de ces accords et leur conformité avec la législation internationale, nationale et européenne, et de proposer des solutions visant à les éliminer (“créer un environnement favorable”). Chacun des experts rédigera un document de travail individuel, et le résultat sera un rapport unique et final.
Enfin, ce projet permettra de diffuser davantage le rapport précité de la CES “ Vers un cadre juridique pour les accords transnationaux d’entreprise” et de recueillir le plus large consensus possible parmi les syndicats, les organisations d’employeurs et les directions d’entreprises multinationales, afin de presser les institutions de l’UE à introduire un Cadre juridique optionnel au plan européen pour les AET. Cette action sera mise en oeuvre tout au long du processus et lors de la conférence européenne finale, à laquelle des représentants de l’UE, et en particulier de la Commission de l’UE, seront également invités.